UN SAUT LEGENDAIRE ! 
Quelle progression de Renaud Lavillenie depuis le début du mois de février !! En trois semaines, à l'occasion de trois meeting différents, il a battu par trois fois l'ancien record de France, à l'époque situé à 6m02. Petit calcul rapide : une progression énorme de 14 cm en moins d'un mois qui nous aura fait vibrer tout le début de l'année 2014. Et hier, il a battu de 1 cm le record du monde effaçant les 6m15 de Sergey Bubka, star et tsar de la discipline oympique !!! Une performance extraordinaire, exceptionnel, stratosphérique... quand on sait qu'il franchit cette barre mythique au premier essai, sans toucher la barre. 

Monstre, extra-terrestre, superman, légende, perché... chacun choisira son adjectif pour parler du héros français du jour !  
Clin d'oeil du destin, Renaud franchit cette barre, 21 ans après le record du monde de Sergey Bubka, à Donetsk, la salle même où Sergey Bubka avait lui-aussi battu le record du monde. 
Et l'ancien recordman du monde, était présent dans la salle puisqu'organisateur du meeting. 
Vidéo du saut !!
Une course d'élan rythmée et un envol parfait, pour retomber, sans comprendre, dans un tonnerre d'applaudissements et de cri, les bras écartés puis la tête dans les mains, seul sur le tapis, les yeux aux ciels vers la barre toujours fixée sur les taquets à une hauteur phénoménale : 6 mètres et 16 centimètres !
« C’était un peu inimaginable. Je ne savais pas ce qui m’arrivait. J’ai quitté le sol, je me suis retrouvé au-dessus de la barre. Qu’est-ce qui m’arrive ? J’ai entendu un bruit de dingue. »

« Du pur bonheur »« Je savais que j’avais vraiment les moyens de faire quelque chose, mais peut-être pas avec cette facilité-là, raconte le perchiste du Stade Clermontois. A aucun moment, je n’ai douté. J’utilisais une nouvelle perche mais il n’y avait pas de raison que ça ne passe pas. » La confiance, le moteur du champion. Qui ajoute, rendant hommage au « Tsar » : « Bubka est un des plus grands athlètes de tous les temps. Me dire que je passe devant lui, ce n’était même pas inimaginable il y a quelques années. Je me suis entraîné super dur pour ça et ça a payé. Je suis passé encore dans une autre dimension. C’est du pur bonheur. » Le concours du Français aurait pourtant pu s’arrêter plus tôt. Après un excellent échauffement et des barres à 5,76 m et 5,91 m franchies au premier essai, il a dû s’y reprendre à trois fois à 6,01 m. Mais rien ne pouvait l’arrêter en ce jour historique. Après ses 6,16 m, jamais rassasié, il s’est même attaqué à 6,21 m. Mais, logiquement un peu déconcentré après toutes ces émotions, il s’est blessé au pied au moment du décollage, en retombant sur la piste. Pas d’inquiétude, la blessure serait superficielle. L’hiver du champion olympique n’est pas terminé. La légende continue.


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